Muriel Papin – Déléguée générale de No Plastic In My Sea

20 octobre 2020

A l’occasion de la semaine du Développement Durable, Publicis Conseil a réalisé pour Positive by Publicis Groupe, une Positive Interview de Muriel Papin, Déléguée générale de No Plastic In My Sea.

Quelles sont les principales missions de l’association No Plastic in My Sea ?

Notre association a pour mission de lutter contre la pollution plastique avec vraiment la particularité d’agir à la source contre la pollution plastique, c’est-à-dire, contre la surconsommation et surtout la surproduction de plastique.

Comment expliquer que 60 à 80% des débris marins soient d’origine terrestre ?

Les déchets plastiques, il y en a de multiples sortes. Il faut savoir que pour fabriquer du plastique, au début, on utilise des granulés de plastique et il arrive qu’au moment du transfert de ces granulés d’un pays ou d’une ville à l’autre, ces granulés se perdent, fuitent dans la mer, c’est une des premières causes. Après, tout simplement, c’est un problème de gestion des déchets qui est lié à une surabondance de plastique au niveau international et même dans des pays qui ont des infrastructures de tri, de recyclage, comme les pays européens, il y a une partie des plastiques qui termine dans l’environnement. C’est aussi lié à nos pratiques, c’est aussi lié au nomadisme, c’est aussi lié au fait qu’il n’y a pas de poubelles qui permettent de trier partout dans les rues et qu’avec un coup de vent le plastique termine soit dans un fleuve soit au final dans la mer.

Quels sont vos principaux conseils pour réduire sa consommation de plastique au quotidien ?

Une des choses qu’on peut faire en tant que consommateurs, c’est vraiment participer à un mouvement qui vise à réduire le plastique inutile. C’est ce qui est demandé aux entreprises, aux fabricants, de par la loi et une directive européenne qui a été votée il y a peu de temps. Ce qui est demandé finalement à chaque acteur, c’est de réduire le plastique inutile et notamment de réduire le plastique jetable, le plastique qui a une faible durée de vie ou qu’on appelle aussi à usage unique.

Un positive word pour conclure ?

La pollution plastique, c’est un défi environnemental absolument monumental comme celui du climat et par rapport à ça, pour agir, agir vite, réussir, je pense que le meilleur mot qui doit tous nous réunir, le meilleur principe, c’est l’audace. C’est l’audace de penser différemment, c’est l’audace d’agir vite, l’audace d’agir maintenant et c’est l’audace d’y croire, parce que c’est tellement terrible qu’on pourrait renoncer donc il faut garder de l’audace et il faut y croire.

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